Le muay thai est imprégné de la philosophie de vie et des valeurs du Bouddhisme Theravada. Il existe des champions de muay thai internationaux qui sont des moines bouddhistes. Le style de vie, dans les deux cas, est essentiel pour progresser, gravir les différentes étapes et arriver au but fixé. Pour le muay thai, cela passe par un entraînement quotidien aussi bien physique que mental. Un esprit sain dans un corps sain. Il faut savoir rester humble, respecter son adversaire et les maîtres, apprendre à maîtriser ses émotions et savoir se recentrer sur soi-même pour pouvoir contrôler ne serait-ce que la douleur, la fatigue ou les frustrations.
Le principe de la boxe thaï n’est pas seulement de détruire son adversaire, contrairement à ce qu’on pourrait croire. Le combat doit être aussi l’occasion pour le boxeur d’acquérir, de montrer et de mettre en pratique ses valeurs morales. Ainsi le bouddhisme Theravada apporte des idées de contrôle de soi qui s’accordent bien avec la pratique du boxeur. Il faut éviter de montrer ses émotions : douleur, fatigue, agressivité, haine, vengeance… des critères primordiaux aux yeux des arbitres. Le boxeur doit conserver un « cœur froid ». La boxe thaï participe de cet effort pour faire fleurir le bouddhisme.
Huit valeurs sont dictées par le muay thai : maîtrise, courage, moralité, fair play, respect, honneur, loyauté, humilité. Avant chaque combat, on rend honneur à son maître avant d’effectuer une danse que l’on appelle le wai kru ou ram wai pour rendre hommage à toute la descendance de maître, mais aussi à ses parents, à ses ainés et au roi. Par le biais de ces rituels, le muay thai relie les trois piliers fondamentaux du royaume : le roi, la communauté des moines bouddhistes et la nation. Muay signifie « ne faire qu’un » et thai signifie « être libre ».