Étonnamment la fin de vie en cancérologie se passe plutôt bien.
Les choses sont préparées et les proches aussi.
Les patients parlent assez ouvertement de la mort.
Ils savent vers où ils vont.
Un jour votre vie va se finir, donc aidez-nous à savoir comment vous voulez qu’elle se finisse.
Avec le temps, la première question que je pose aux familles quand elles arrivent c’est : "Qu’est-ce qu’on fait pour la fin de vie de votre proche ?".
Faites des directives anticipées !
Même si, le jour où il faudra les utiliser, on se reposera la question de savoir si elles étaient adaptées, elles nous aideront tellement à vous connaître, et à savoir ce que vous voulez.
Je ne suis pas du tout réfractaire au suicide assisté, je pense que c’est particulièrement justifié dans un système de santé qui assure suffisamment pour garantir la liberté du choix, mais je pense que ce n’est pas le cas actuellement.
Accompagner les fins de vie, c’est un privilège extrêmement gratifiant.
Il faut que l’acte reste aux mains du médecin, non délégué à des paramédicaux et pratiqué dans un environnement médicalisé.
Nous, on essaye de faire en sorte que les symptômes ne les embêtent pas.
Parfois, cela se passe presque dans la sérénité.