Les symptômes d’une fissure du ménisque diffèrent déjà dans leur survenue et dans leur contexte, la fissure aiguë du ménisque n’ayant pas les mêmes causes que la fissure méniscale dégénérative.
Chez un patient jeune, toute gonalgie aiguë apparaissant sur un mouvement de torsion ou de relèvement brutal doit faire suspecter une éventuelle lésion méniscale.
Ces douleurs du genou peuvent être associées à un genou gonflé (œdème ou épanchement synovial), et une difficulté à bien le mobiliser.
Chez un patient âgé, la douleur du genou apparaît souvent à l’effort ou en pivot, mais la gonalgie peut aussi se manifester la nuit ou au repos.
Ces douleurs chroniques partent de l’interligne articulaire latéral ou médial selon les cas, mais la douleur peut irradier, rendant alors le diagnostic plus difficile.
Le patient peut ressentir des sensations de « genou qui claque » ou qui se bloque, avec parfois des bruits de craquements.
Si fragment méniscal bascule tel une « anse d’un seau », l’extension du genou est impossible : il y a blocage.
La perte de stabilité, ou la sensation de verrouillage liée à une fissure du ménisque avec genou bloqué, peuvent donc devenir un vrai handicap dans la vie quotidienne.
Une fissure méniscale peut ainsi se rencontrer dans deux grandes situations : L’usure progressive du disque fait qu’il perd en élasticité et en souplesse, aboutissant à sa fissure en cas de chocs répétés : cette déchirure dégénérative reste souvent un processus chronique, où le symptôme de la fissure méniscale peut être associé à d’autres signes, comme l’arthrose du genou.
Le traumatisme violent, où un apport brutal d’énergie va léser le ménisque : cette déchirure aiguë du ménisque du genou fait qu’elle est fréquemment associée à d’autres symptômes, comme une rupture des ligaments croisés (LCA ou LCP), une luxation ou une entorse du genou (atteinte des ligaments collatéraux du genou).