Conduire en étant physiquement diminué ? La question de savoir si l’on peut conduire ou pas avec un membre, bras ou jambe, blessé et à l'abri dans un équipement médical dédié, tout le monde l’a abordée au moins une fois.
C’est douloureux, long à traiter, mais, contrairement au pied droit (le seul membre dont on ne peut se passer pour conduire une voiture à condition qu’elle soit à boîte auto.), une fois la douleur physique atténuée et l’habitude prise avec ce "nouveau" corps, l'on suppose qu’il est envisageable de reconduire en faisant fi cependant d'une certaine prudence.
Reste quand même une question, cruciale : a-t-on le droit de prendre le volant avec un membre en convalescence ?
Si vous conduisez avec un membre dans le plâtre ou une attelle, vous vous exposerez donc à la même sanction.
Reste que, comme l’explique encore notre interlocuteur gradé, il existe un cas de figure où la sanction ne tombera pas : si le conducteur se trouve en état de conduire, et donc de réaliser les mouvements nécessaires à la conduite d’un véhicule (notamment l’usage des deux bras pour maîtriser la direction) ; et que, surtout, la personne au volant dispose pour ce faire d’une attestation signée d’un médecin.
Jambe droite, c’est tout bonnement impossible.
Avec l’un des bras en écharpe, ça reste très dangereux – car vous ne serez pas en mesure d’effectuer une manœuvre d’urgence.
Enfin, même avec deux mains valides et le pied droit opérationnel, conduire avec une jambe gauche handicapée reste critique.
Au volant aussi, prudence est mère de sûreté.