La souffrance, la douleur et la misère font partie du quotidien et constituent des piliers de leurs existences. La réponse se trouve dans l’histoire et le développement de la boxe thaï, basée, en partie, sur le concept de méditation et de pleine conscience, qui prend racine dans le bouddhisme. On appelle ça la concentration. La question est de savoir comment la méditation peut aider à la pratique des sports de combat, au quotidien lors des entraînements ou en compétition. Quel est le truc pour rester vigilant et combattre de manière plus efficace? La méditation. Et ça signifie bien plus que de rester assis face un mur à ne rien faire. Il est nécessaire de méditer pour contrôler sa respiration et ainsi l’utiliser pour détendre son corps complètement. En méditant deux fois par jour, il est possible d’apprendre à se concentrer pendant un combat. Pour ma part, j’ai fait connaissance avec la méditation lors d’un séjour dans un monastère bouddhiste dans le nord de la Thaïlande. Cette expérience a été une révélation. Au moment de revenir à Bangkok pour m’entraîner et combattre, je pu me reconcentrer pleinement sur la boxe thaï. Mon esprit ne s’est pas égaré et la méditation m’a permis de me concentrer et de faire face aux scénarios les plus difficiles, malgré la fatigue, malgré la chaleur. Sur un ring, un tatami ou dans une cage la pleine conscience peut être un allié de taille. D’ailleurs il n’y a pas que dans le monde du muay thaï que la méditation à la cote.