Le terme d’art martial est le plus souvent réservé aux arts martiaux asiatiques, bien que martial veuille tout simplement dire « art guerrier », « art de combat » et pourrait s’appliquer à tous les sports de combat du monde. C’est sans doute pour ses particularités que le terme s’est attaché à l’Asie, où l’art du combat est enrichi de savoirs culturels, médicaux et spirituels. Ils permettent à l’individu de se déployer en termes de force et de souplesse, d’énergie, de santé, de réflexion morale, voire de sagesse. En quelque sorte, l’art martial englobe tout l’individu, corps, âme et esprit. Il est « une philosophie de vie », une manière d’entraîner son mental et d’atteindre la maîtrise de soi par des mouvements de combat. Le Taekkyon devient le sport le plus pratiqué par toutes les couches de la société. Les sources écrites nous renseignent encore sur cette pratique qui est à la fois un art martial et un jeu folklorique tant sa culture est omniprésente. En 1955 le président sud-coréen, Syngman Rhee, a promu l’enseignement des arts martiaux traditionnels dans un esprit de reconquête d’identité nationale. Le 11 avril 1955, Choi Hong Hi et son instructeur Nam Tae Hi proposèrent le nom de Taekwondo, qui devint rapidement très populaire, en particulier dès la création de la Korea Taekwondo Association, un regroupement de plusieurs écoles en 1959.