Pour gagner face au JAF, il est important de ne jamais dénigrer l’autre parent, car le JAF n’est pas là pour compter les points entre parents séparés. Il faut bien comprendre que le JAF n’est pas là pour vous permettre de régler vos comptes d’adultes, ni pour donner raison à l’un des parents plutôt qu’à l’autre en ce qui concerne les motifs de la séparation. Quand un parent cherche à accuser ou salir l’autre, cela se retourne souvent contre lui. Le JAF perçoit alors une tentative de manipulation ou un manque de maturité parentale, ce qui va à l’encontre de l’intérêt supérieur de l’enfant.
Il est crucial d’adopter une attitude apaisée et coopérative pour demander une résidence alternée ou la résidence principale. Le JAF n’accordera pas la garde à un parent qui semble alimenter ou maintenir le conflit. Montrez que vous êtes capable de dialoguer avec l’autre parent même si vous êtes en désaccord, de prendre des décisions partagées sur la santé, l’éducation, et les activités de vos enfants, de respecter les droits de l’autre parent, notamment le droit de visite et d’hébergement, et de ne pas impliquer les enfants dans vos différends ou vos ressentiments.
Lors de l’audience, le temps est court et il est essentiel d’arriver avec un dossier clair, structuré et pertinent. Préparez notamment un emploi du temps précis de vos disponibilités et de celles de l’enfant, des preuves concrètes de votre implication dans la vie de votre enfant, des propositions réalistes et argumentées pour l’organisation de la résidence, des vacances, des trajets, etc. En montrant que vous êtes organisé, réfléchi, et capable de faire des propositions équilibrées, vous renforcez votre crédibilité aux yeux du JAF. Devant le JAF, évitez tout comportement conflictuel, restez centré sur l’intérêt de vos enfants, et arrivez parfaitement préparé.