Pour être surpris, il faut que notre rétine capte les informations visuelles, qui sont ensuite transmises au Thalamus, puis traduites et traitées en langage cerveau par le Cortex visuel, et enfin, si l’information provoque une réaction émotionnelle, l’amygdale décide de la réaction de la personne. La surprise peut prendre la forme de ce qu’on appelle la STTP, la surprise sans temps de « Préparation », qui laisse moins d’une seconde pour réagir et face à laquelle toute réaction ou réponse comportementale est quasiment nulle. Cette absence de préparation rajoute non seulement une difficulté réactionnelle, mais en plus, elle ne permet pas d’éviter ou d’anticiper nos réponses comportementales. La surprise peut également être maîtrisée avec un entraînement, ce qu’on appelle la surprise avec temps de « Préparation » (SATP), qui nous laisse entre 3 et 10 secondes pour comprendre ce qui se passe et pour que la réflexion commence à agir.
Pour faire face à une crise ou un événement hors du commun, il faut donc transformer cet acte réfléchi en réflexe, ce qui demande un entraînement régulier des différentes situations pour développer une capacité de maîtrise de ses émotions et une réponse adaptée.
Nos réactions ne dépendent pas uniquement de notre histoire, mais également de notre état d’esprit au moment où la surprise nous envahit.
Notre corps nous parle avant même que l’on ait pu dire quoique ce soit, avec des réactions physiologiques, ou neurovégétatives, que l’on contrôle difficilement, comme la rougeur, le tremblement, la sueur, les frissons. Cette réponse incontrôlable de notre corps va non seulement nous informer sur notre état d’esprit mais qui en plus, à cause de la puissance réactionnelle corporelle, peut amputer toutes possibilités d’actions, de mouvements ou d’adaptation.