Les arts martiaux coréens sont des pratiques et des méthodes de combat militaires, à mains nues ou armées, qui ont été développées en Corée à la fois par des militaires et des civils dans différents buts d'autodéfense, de développement personnel, de loisir culturel et de compétition sportive.
Parmi les plus connus, on peut citer le taekwondo, le hapkido et le taekkyon, ce dernier ayant été inscrit au patrimoine culturel immatériel de l'humanité de l'UNESCO en 2011.
Les arts martiaux coréens reposent sur une tradition très ancienne, qui existait bien avant le Moyen Âge en Corée, à travers de nombreuses écoles, sous le nom de Gubah, Subakhi, Subyok, Taekkyeon, Bikaksul, Subyokta et Gweonbeop.
Les plus anciennes traces sont décelables à travers l’histoire orale et les objets issus de l’époque des trois premiers royaumes de Corée.
La datation historique de ces fresques oscille entre l’an 3 et l’an 427 de notre ère.
Ainsi naquit le susa, comparable au Hwarangdo de Silla.
À cette époque, le subyokta, était pratiqué dans les villages du royaume sous la forme d'événement populaire, le gagnant des compétitions pouvant parfois devenir chef de village ou militaire.
Le Hwarangdo créé par le 24e roi de Silla était d'abord une organisation militaire d’élite constituée par des soldats ayant fait leurs preuves durant la bataille.
Leur influence ne fut probablement pas sans conséquence sur l'histoire militaire du royaume qui put tant maintenir ses ennemis à l'écart qu'unifier la Corée en 688 ap. J.-C.
Notons qu'à cette époque, les arts martiaux traditionnels coréens prirent une ampleur particulière dans les institutions.
En 935, alors que tombe le royaume de Silla, se met en place la dynastie Goryeo, fondée en 918 par Wang Geon.
Dans les mémoires de Goryeo, un art martial proche du taekwondo fut d’abord appelé subakhi.
Populaire auprès du peuple de Goryeo, il est probable que, de même qu'auparavant dans les autres royaumes, les rois aimaient assister aux compétitions de subakhi et récompenser les gagnants.
Il est de notoriété que l’université nationale de Goryeo et la plus grande institution éducative sur la pensée confucéenne de l’époque, enseignaient systématiquement le subakhi jusqu'au plus haut niveau.