La maladie qui touche la coordination des mouvements s’appelle dyspraxie.
Les troubles portent sur le développement moteur, c’est-à-dire sur l’organisation des gestes et/ou l’acquisition des coordinations sensori-motrices et /ou des fonctions visuo-spatiales.
Ils apparaissent dès les premiers stades du développement et se manifestent par des difficultés à adapter son geste à un objectif, à réaliser un geste ou à le reproduire, ce qui entraine une maladresse importante et peut être à l’origine d’une dysgraphie.
Les manifestations de la dyspraxie comprennent des difficultés à s’habiller, à se moucher …
Des difficultés à assembler différents éléments d’un puzzle, à faire son cartable …
Des difficultés d’utilisation et de manipulation d’objets et d’outils : mettre la table, se servir à boire, se coiffer, lacer ses chaussures, utiliser une clé, écrire lisiblement et/ou rapidement, tracer des traits, jouer un instrument de musique, jouer aux billes …
Des difficultés à réaliser des gestes symboliques comme faire signe de se taire …
Des difficultés visuo-spatiales ne permettant pas un bon repérage dans l’espace, en particulier pour se déplacer dans des lieux peu familiers, pour se repérer sur un plan, ou dans l’espace de la feuille du cahier, dans les pages d’un livre ou d’un dictionnaire, pour lire un graphique, des tableaux …
La dyspraxie a des répercussions sur la vie quotidienne, notamment un manque d’autonomie dans la vie quotidienne.
La scolarité est également très difficile particulièrement dans un certain nombre de matières enseignées comme : – la géométrie du fait d’une manipulation inadaptée des instruments comme le compas, l’équerre … – les matières scientifiques, technologiques, sportives et artistiques.
La participation aux activités ludiques est limitée.
Il y a une mauvaise organisation au quotidien, notamment des difficultés dans l’utilisation des manuels scolaires, des difficultés pour organiser les allers et retours de la feuille au tableau, notamment au CP.
La lenteur et la grande fatigabilité sont également des répercussions de la dyspraxie.
La mauvaise estime de soi est souvent renforcée par une incompréhension des adultes, ce qui peut entraîner un isolement social et un risque de dépression grave ou de repli sur soi qui peuvent être confondus avec des troubles du comportement.
La dysgraphie peut persister à l’âge adulte, ce qui génère une vraie gêne.
Des difficultés d’apprentissage des savoir-faire professionnels peuvent survenir, d’autant plus sévères que l’échec scolaire ne laisse souvent ouvertes que des professions dites manuelles ou pratiques pour lesquels ils sont particulièrement incompétents.
Il existe également des difficultés à se déplacer dans le cadre du travail et des loisirs du fait des difficultés d’organisation spatiale.