Il s'agit de montrer que l'art du combat contemporain, tout en conservant un usage instrumental du corps, correspond, au-delà de ses apparentes contradictions, à un mode d'expression singulier, avec ses codes et ses significations dérivant des vastes systèmes de concepts propres à l'Extrême-Orient.
L'étude des « arts martiaux » est souvent envisagée d'un point de vue global, ce qui conduit à les considérer comme des pratiques de combat formant un ensemble homogène fondé sur les mêmes principes et partageant des valeurs communes.
Or, il y a actuellement quelque deux cents spécialités instrumentées ou à mains nues, d'origine extrêmement variée qui, depuis les arts du cirque de Pékin en passant par les lentes gymnastiques médicales du « tai-chi » pour aller jusqu'aux techniques périlleuses du combat rapproché, prétendent cependant toutes constituer d'authentiques « arts martiaux ».
S'il ne s'agit pas de dénier le droit à une pratique de combat de se définir en tant qu'« art martial » au même titre qu'un sport peut être.