Pendant un effort physique, le glycogène est acheminé aux muscles par le sang qui l’utilisent comme principal carburant pour générer de l’énergie. Or, l’organisme est capable de stocker une certaine quantité de glycogène directement dans le foie et les cellules musculaires. Ce stock, rapide à acheminer, est utilisé prioritairement par l’organisme en cas d’effort court mais intense, c’est l’aérobie. Lorsque l’effort physique se fait par contre plus long, les réserves naturelles de glycogène ne suffisent plus à alimenter les muscles. La lipolyse permet la décomposition des triglycérides en acides gras et en glycérol, d’autres molécules pouvant être utilisées par les muscles comme sources d’énergie. En résumé : plus les efforts sont courts et intenses, plus il importe au sportif d’endurance d’arriver aux jours de compétition avec des réserves de glycogène chargées à bloc. À l’inverse, pour performer comme coureur de fond, ou dans d’autres sports d’hyper-endurance, les sportifs doivent veiller à avoir quelques réserves de triglycérides. Il résulte que dans le sport d’endurance de façon générale, un équilibre sciemment pesé entre apport en lipides et apport en glucides est important pour performer. Le PNNS conseille en outre d’adapter cet équilibre en fonction de la planification sportive. Comprendre l’index glycémique pour maintenir des taux d’énergie et une masse corporelle stables. L’index glycémique est une note permettant de comparer entre deux aliments la rapidité avec laquelle leur contenu en glucides est transformé par l’organisme en glycogène utilisable par les muscles. Connaître les IG des repas qu’il consomme est essentiel pour un sportif d’endurance afin d’optimiser son alimentation. De même, tous les lipides que l’alimentation peut nous apporter ne se valent pas. Les acides gras saturés, impliqués dans la formation de triglycérides et dans certains processus endocriniens, peuvent être consommés avec modération par le sportif d’endurance. Enfin, de nombreuses études ont, par contre, montré l’importance des oméga 3 chez le sportif d’endurance. Ces derniers permettraient entre autres bénéfices de réduire l’inflammation et de faciliter le transport dans les muscles d’oxygène et de substrats énergétiques.