L’utilisation de surfaces instables durant l’échauffement est une pratique courante chez les athlètes, visant à améliorer la proprioception et l’équilibre.
Toutefois, des recherches suggèrent que cette méthode pourrait, à court terme, détériorer la stabilométrie, c’est-à-dire la capacité des athlètes à maintenir leur équilibre.
Cette détérioration pourrait être attribuée à la fatigue aiguë induite par l’exercice sur support instable.
Des études comme celles de Anderson et Behm ont trouvé que l’activité musculaire, mesurée par l’électromyographie (EMG), était accrue après un exercice effectué dans des conditions instables.
Ces résultats impliquent que l’augmentation immédiate de l’activité musculaire vise à compenser l’instabilité et à aider à maintenir le centre de gravité au-dessus de la base de support, ce qui est une adaptation neuromusculaire visant une meilleure maîtrise posturale.
La prise en compte de ces résultats encourage les entraîneurs, les préparateurs physiques et les kinésithérapeutes à reconnaître que, immédiatement après des exercices sur support instable, la fatigue aiguë rend l’athlète moins stable, ce qui est une information cruciale pour la planification des sessions d’entraînement subséquentes.
Cela implique que, bien que l’intention soit d’accroître la performance et la sécurité, l’effet immédiat d’un échauffement sur surface instable peut être contraire aux attentes, soulignant l’importance d’une approche équilibrée et bien informée lors de la conception des routines d’échauffement.